
Conseil en expérience client · France
Conseil en expérience client,
pour les établissements que les grandes études ne mesurent jamaisL'expérience client, ou customer experience, est ce que vos clients retiennent de l'ensemble de leurs interactions avec vous. Nous l'évaluons avec les six piliers de KPMG, un référentiel public et vérifiable, et nous le traduisons en standards écrits, en engagements tenus et en mesure répétée, à l'échelle d'un établissement de vingt personnes.
Le point de départ
Quelque chose se dégrade, et personne ne sait le nommer
C'est toujours la même scène. Les avis se tassent sans s'effondrer. L'équipe compense, tous les jours, sans que cela se voie. Des clients ne reviennent pas, et personne ne sait dire lesquels ni pourquoi. Rien n'est cassé, et pourtant quelque chose ne tient plus.
Ce que le mot recouvre
L'expérience client est la perception qu'un client garde de l'ensemble de ses interactions avec une entreprise, sur toute la durée de la relation. Ce n'est ni le produit, ni le service client : c'est ce qu'il en reste dans sa tête, et ce qu'il en dit ensuite.
Pourquoi cela ne se voit pas
Un client mécontent se plaint rarement, il s'en va. Une équipe qui compense masque le défaut au lieu de le signaler. Et la dégradation ne se produit jamais partout à la fois : elle commence sur deux ou trois moments précis du parcours.
Votre avantage sur les grands groupes
Vous n'avez pas de silo entre le marketing, la vente et le service. Vous avez une équipe, une mémoire du client, une information qui circule. C'est exactement ce que les grandes entreprises tentent de reconstruire à grands frais, et rarement avec succès.
Ce que vous dites
L'expérience de marque
L'expérience de marque est ce que votre marque promet et donne à ressentir : son territoire, son ton, son univers, ce qu'elle revendique. Elle se construit en amont, et elle vaut avant même que le client n'achète.
Elle relève de la stratégie de marque et se pilote par le discours, l'identité et les partis pris.
Ce qu'il vit
L'expérience client
L'expérience client est ce que le client vit réellement, à chaque point de contact, et ce qu'il en retient. Elle se constate en aval, et elle ne se décrète pas.
Elle relève de l'exploitation quotidienne et se pilote par les standards, les engagements et la mesure.
Ce qui compte, c'est l'écart entre les deux. Une promesse forte non tenue détruit plus de valeur qu'une promesse modeste tenue, parce qu'elle attire l'attention sur l'endroit précis où vous ne suivez pas. Notre travail commence toujours par mesurer cet écart, jamais par renforcer la promesse.
Le chiffre qui devrait vous rassurer
Interrogés en 2026, 87 % des dirigeants de grandes entreprises estiment que l'intégration de leurs fonctions client est la voie vers une bonne expérience. 5 % seulement estiment y être parvenus. Vous n'avez pas ce problème : votre organisation est intégrée par construction.
Votre difficulté est ailleurs, et elle est plus simple à traiter : vous n'avez ni standards écrits, ni mesure, ni engagements contrôlés. C'est précisément l'objet de cette page.
Source : KPMG Customer Advisory Research Study, « Total Experience », juillet 2026, enquête auprès de 300 dirigeants aux États-Unis. Impact auto-déclaré par les répondants.
Notre modèle
Trois étages, dans cet ordre, et jamais l'inverse
Une expérience client se construit comme un bâtiment. Le socle porte tout le reste, et personne ne le remarque tant qu'il tient. L'étage intermédiaire est ce que vous promettez publiquement. Le sommet est ce dont on se souvient. Sauter un étage ne fait pas gagner du temps, cela fait perdre l'investissement.
ExpérientielLe souvenir
Engagements clientsLa promesse tenue et pilotée
Standards opérationnelsLes attentes primaires
On construit d'abord le basEffet whaou en dernierÉtage 3 · Le souvenir
L'expérientiel, l'effet whaou
Ce qui n'est ni dû ni promis, et qui crée le souvenir. Le geste que personne n'attendait, le rituel qui n'existe que chez vous, le club de marque qui transforme un client en habitué et un habitué en prescripteur. Ce sont les principes signature : ce que vous seul faites, et qui fait reconnaître votre marque sans qu'on ait besoin de la nommer. C'est ici que votre expérience de marque cesse d'être un discours et devient quelque chose que l'on vit. Cet étage ne se planifie pas comme un standard : il se rend possible par la marge que libèrent les deux étages du dessous. Une équipe qui court après les basiques n'a pas de marge pour l'inattendu.
Étage 2 · La promesse
Les engagements clients, communiqués et pilotés
Ce que vous promettez publiquement, au-delà du dû. Un engagement n'existe que s'il est écrit, communiqué, attribué à un responsable et contrôlé. C'est cet étage qui rend les six piliers opposables, et c'est lui qui fait le raccord avec votre expérience de marque.
Étage 1 · Le dû
Les attentes primaires, tenues par des standards
Ce que le client considère comme normal et ne remarque que lorsque cela manque. Propreté, délai, exactitude, réponse. Ce socle se traduit en standards opérationnels écrits, appliqués aux moments de vérité de chaque parcours, puis mesurés. Ce sont les principes d'action standard : ce que tout le monde fait, à chaque fois, sans exception. Tant qu'ils ne sont pas tenus, rien de ce qui est au-dessus ne produit d'effet.
Avant de placer, trier
Le modèle Tétraclasse, pour savoir ce que produit chaque élément
Avant de décider à quel étage appartient un élément du service, il faut savoir ce qu'il produit. Le modèle Tétraclasse, proposé par Sylvie Llosa en 1997, mesure séparément deux effets : ce que l'élément apporte à la satisfaction quand il est bien fait, et ce qu'il provoque comme insatisfaction quand il est raté. Les deux ne sont pas symétriques, et c'est tout l'intérêt.
Les basiques
Fort en insatisfaction, faible en satisfaction
Propreté des sanitaires, politesse, exactitude du prix. Personne ne vous félicite de les tenir, tout le monde le voit quand ils manquent.
Les clés
Fort des deux côtés
Ce qui est servi, le délai, la compétence de la personne en face. Ils décident à eux seuls du jugement porté sur vous.
Les plus
Fort en satisfaction, faible en insatisfaction
Le geste offert, le détail non promis. Leur absence ne se reproche pas, leur présence se raconte.
Les secondaires
Faible des deux côtés
Ils occupent pourtant beaucoup de réunions. Les identifier sert surtout à cesser d'y investir du temps et de l'argent.
La grille donne directement l'ordre de traitement : les basiques et les clés d'abord, les plus ensuite, les secondaires jamais en priorité. Elle explique aussi la différence entre un client satisfait et un client ravi. Un client satisfait a vu ses attentes confirmées. Un client ravi a vu ses attentes confirmées et a reçu quelque chose qu'il n'attendait pas. La surprise ne remplace jamais la confirmation, elle s'y ajoute.
Modèle Tétraclasse, Sylvie Llosa, 1997. La notion de confirmation des attentes est établie par Richard Oliver en 1980.
La règle de séquence
Les engagements clients ne peuvent pas être mis en œuvre tant que le socle n'est pas mesuré et tenu. Promettre avant de tenir est le mécanisme de destruction de valeur le plus courant que nous rencontrions : la promesse attire l'attention sur l'endroit exact où l'établissement ne suit pas.
C'est aussi pour cette raison que nous refusons parfois de commencer par l'étage qui intéresse le plus nos clients. Un dirigeant vient rarement nous voir pour parler de propreté ou de délai de réponse. Il vient parler d'enchantement. Nous commençons quand même par le socle.
Le référentiel
Les six piliers de KPMG, et ce qu'ils pèsent vraiment
Nous n'avons pas inventé de modèle maison. Nous utilisons le référentiel de KPMG, construit sur plus de dix ans de recherche et appliqué chaque année à 240 marques françaises. Il a l'avantage d'être public, vérifiable, et de ne pas nous appartenir. Chaque pilier pèse un poids connu dans le score, et ces poids disent quelque chose que peu de dirigeants attendent.
PilierPoidsCe qu'il recouvreIntégrité19,5 %Inspirer confiance, délivrer sa promesse de marque, porter des valeurs en accord avec celles de ses clients.Personnalisation18,3 %Individualiser l'approche pour capter l'attention et renforcer la relation, en adaptant le parcours aux besoins.Attentes16,9 %Capter et comprendre les attentes pour les anticiper, y répondre, voire aller au-delà.Résolution16,1 %Résoudre les problèmes de façon efficace et transparente, et apprendre des incidents.Temps et effort14,9 %Fluidifier les parcours avant, pendant et après-vente, en éliminant les points de friction.Empathie14,3 %Comprendre le client et sa situation, en s'imprégnant de son point de vue, ses craintes et ses priorités.Source : KPMG, étude Customer Experience Excellence, 7e édition, « La recherche de la valeur », publiée le 16 mars 2026. 240 marques françaises évaluées par plus de 7 000 consommateurs représentatifs, sur 11 secteurs. Les définitions des piliers sont celles de KPMG.
Ce que ces poids racontent
L'effet whaou pèse le moins. L'empathie est le pilier le plus faiblement pondéré du modèle, l'intégrité le plus lourd. Tenir sa promesse et résoudre les problèmes pèsent ensemble 35,6 % du score, quand la personnalisation et l'empathie en pèsent 32,6 %. C'est la confirmation, pilier par pilier, de ce que le modèle Tétraclasse annonce plus haut : ce qui évite l'insatisfaction pèse plus lourd que ce qui enchante.
Ce n'est pas un argument contre l'enchantement, c'est un argument sur l'ordre. Un établissement qui investit dans l'exceptionnel avant d'avoir sécurisé l'ordinaire travaille sur le pilier le moins rémunérateur. C'est exactement pour cela que notre modèle commence par le socle.
La carte et les points
Le parcours donne la carte, les moments de vérité donnent les points
Deux notions que l'on confond souvent, et qui ne font pas le même travail. L'une décrit le trajet, l'autre désigne les endroits où ce trajet se joue vraiment. Traiter tout un parcours avec la même intensité revient à ne rien traiter.
Le parcours client
Le parcours client est la suite des étapes que traverse un client dans sa relation avec une entreprise, de la recherche d'information jusqu'à l'après-achat et au réachat, tous canaux confondus.
Le parcours réel diffère toujours du parcours dessiné en réunion. Il commence plus tôt que prévu, et il passe par des canaux que vous ne contrôlez pas : les avis, la recommandation d'un proche, et désormais la réponse d'une intelligence artificielle.
Le moment de vérité
Un moment de vérité est un point du parcours où la perception du client bascule durablement, en positif ou en négatif. Tous les points de contact ne se valent pas : quelques-uns pèsent bien plus lourd que les autres.
Un même établissement en compte rarement plus de six ou sept. Les identifier est le premier travail, parce que c'est là que se posent les standards, les engagements et les gestes qui laissent un souvenir.
L'irritant, ou pain point
Un irritant, que l'on nomme aussi pain point, est un endroit précis du parcours où le client perd du temps, de l'énergie ou de la confiance. Il est toujours localisable, et toujours négatif, alors qu'un moment de vérité peut très bien se passer.
Les irritants ne se devinent pas depuis un bureau. Ils se relèvent dans les avis, les réclamations et la bouche des équipes, puis se rattachent à l'étape exacte où ils se produisent.
Un parcours ne passe plus par un seul canal
Parcours physique
Tout ce qui se joue sur place : le lieu, l'accueil, l'attente, le geste. C'est le canal où l'émotion est la plus forte, et le seul que vous maîtrisez de bout en bout.
Parcours digital
Site, réservation en ligne, e-mail, messagerie, avis. C'est presque toujours là que le parcours commence, souvent en dehors de vos horaires d'ouverture.
Parcours phygital
Les endroits où le numérique entre dans le lieu : QR code à table, borne, wifi, carte dématérialisée, paiement mobile. C'est là que se logent les irritants les plus fréquents.
Parcours omnicanal
Le client passe d'un canal à l'autre sans y penser, et attend que l'information suive. Un omnicanal réussi n'ajoute pas de canal, il supprime les ruptures entre eux.
Le canal qui vient de s'ajouter
Une partie du parcours se joue désormais avec des machines : agent conversationnel sur le site, self-care pour modifier une réservation sans appeler, et surtout réponses d'intelligences artificielles génératives qui recommandent ou écartent un établissement avant la première visite.
Ces interactions sont des points de contact à part entière, avec leurs propres irritants. Un agent conversationnel qui ne sait pas passer la main à un humain fabrique de la frustration plus vite qu'un téléphone qui sonne dans le vide. Ce que les IA disent de vous relève du GEO, que nous traitons plus bas ; ce que votre agent conversationnel fait vivre à vos clients relève de l'expérience client.
Un parcours type, et les points où il bascule
Il cherche
Il choisitMoment de vérité
Il prépare sa venue
Il arriveMoment de vérité
Il vit la prestation
Un incident survientMoment de vérité
Il repart
Il en parleMoment de vérité
Point de contact ordinaire Moment de vérité, où la perception bascule-
Reconstituer le parcours vécu
Sur la base des faits : avis en ligne, réclamations, données de réservation ou de caisse, et entretiens avec les équipes de terrain, qui savent presque toujours où cela coince.
-
Isoler les moments de vérité
Croisement de deux critères : la fréquence du point de contact, et son poids émotionnel. Un point rare mais décisif compte autant qu'un point quotidien et neutre.
-
Situer chaque moment sur la pyramide
Pour chacun, la question est la même : relève-t-il du dû, de la promesse, ou du souvenir ? La réponse détermine ce qu'on y met, un standard, un engagement, ou un geste.
-
Projeter le parcours cible
Le parcours vécu décrit ce qui se passe aujourd'hui. Le parcours cible décrit ce qui devrait se passer : irritants traités, étapes supprimées ou simplifiées, canaux raccordés, émotion attendue à chaque point. C'est ce document qui sert de cahier des charges à tout ce qui suit, des standards opérationnels aux services à concevoir.
Les moments de vérité ne sont pas un étage de la pyramide, ce sont ses coordonnées. Le parcours donne la carte, les moments de vérité donnent les points, la pyramide donne le niveau d'exigence attendu à chaque point.
Trois de ces points échappent presque toujours à l'entreprise, et se traitent avec d'autres leviers : ce que disent vos clients publiquement, que nous traitons en e-réputation ; ce que Google affiche quand on vous cherche, qui relève du référencement naturel ; et ce que ChatGPT ou Gemini répondent à votre sujet, qui relève du GEO. Le parcours commence désormais souvent là.
-
L'outil de liaison
Le plan de service, ce qui relie ce que vit le client à ce que fait l'équipe
Le plan de service, ou service blueprint, représente graphiquement un service. Il place d'un côté le déroulé vécu par le client, de l'autre l'organisation qui le produit, et il les sépare par une ligne de visibilité. C'est l'outil qui rend un standard opérationnel écrivable, parce qu'il montre enfin qui fait quoi, avec quel outil, et à quel moment.
Plan de service simplifié, exemple d'un établissement d'accueil
Il réserveIl arriveIl signale un problèmeIl repart et en parleParcours clientIl compare et réserve en ligne, souvent tard le soirIl se présente, parfois en avance, parfois hors horairesIl exprime une gêne, ou il ne dit rien et attendIl reçoit une sollicitation d'avis et décide d'y répondre ou nonLigne d'interactionPoint de contact humainAucun contact humain à cette étapeAccueil, prise en charge, première phrase prononcéeÉcoute, reformulation, geste de réparationAucun contact humain à cette étapeInteraction humain-machineMoteur de réservation, agent conversationnel, self-careBorne, wifi, application, signalétiqueFormulaire, messagerie, agent conversationnelE-mail automatique, plateforme d'avisLigne de visibilitéActions en coulissesContrôle des disponibilités et du tarif affichéPréparation du lieu, information transmise à l'équipeIntervention technique, arbitrage sur le geste commercialLecture de l'avis, décision de réponseLigne d'interaction interneProcess internesPolitique tarifaire, gestion des canaux de distributionPlanning, passation entre équipes, check-list d'ouvertureRegistre des incidents, seuil de décision, remontéeSuivi de la réputation, routine de réponseLa ligne de visibilité décide de presque tout
Au-dessus de cette ligne, le client voit. En dessous, il ne verra jamais rien. Or un irritant côté client naît presque toujours d'un process situé en dessous. Une attente à l'accueil n'est pas un problème d'accueil, c'est une passation d'information qui n'a pas eu lieu. Corriger le sourire du réceptionniste ne changera rien.
C'est pour cette raison que nous ne rédigeons pas de standard opérationnel sans avoir tracé le plan de service. Un standard écrit sans connaître les coulisses demande à quelqu'un de tenir une promesse que son organisation l'empêche de tenir.
Nos interventions
Trois briques, qui s'enchaînent
Elles se suivent dans cet ordre, pour la raison exposée plus haut. Chacune peut se commander seule, mais nous refuserons de commencer par la deuxième si la première n'a pas été faite, ou l'a été il y a trop longtemps.
01
Le diagnostic par les six piliers
Reconstitution des parcours réels, identification des moments de vérité, et évaluation de chacun des six piliers à l'échelle de votre établissement. Nous rendons aussi ce que nous n'avons pas pu mesurer, et pourquoi.
Livrable
Cartographie des parcours physiques, digitaux et phygitaux, liste hiérarchisée des moments de vérité et des irritants, plan de service, évaluation par pilier et plan d'action classé par priorité. Visites mystère si l'observation sur place est nécessaire.
02
Les engagements clients
Pour chaque moment de vérité, le standard opérationnel qui le tient, l'engagement communiqué qui va au-delà, et les deux indicateurs qui prouvent qu'il est tenu. Un engagement sans responsable et sans preuve n'est pas un engagement, c'est une affiche.
Livrable
Un classeur qui croise moments de vérité, standard opérationnel associé, KPI de processus et KPI de performance, plus le tableau de bord de suivi des engagements.
03
La conception de nouveaux services
Le diagnostic met au jour des attentes que rien ne couvre, exprimées ou non. La troisième brique consiste à concevoir les services qui les couvrent, sur les moments de vérité où il n'y a aujourd'hui ni standard à tenir ni promesse à faire, parce qu'il n'y a rien du tout. Un service ne se déploie pas : il se prototype, se teste sur un périmètre restreint, puis se généralise ou s'abandonne. C'est aussi ici que se conçoivent les dispositifs de fidélité et les clubs de marque, quand le socle les rend enfin crédibles.
Livrable
Parcours cible, description des services conçus, conditions de faisabilité, moyens nécessaires, protocole de prototypage et critères d'arrêt ou de généralisation.
Comment nous travaillons
Les standards opérationnels ne sont pas rédigés à votre place. Ils se construisent en atelier avec vos équipes, en méthode lean lorsque le contexte s'y prête. Un standard écrit par un consultant seul est un standard que personne n'applique : celui qui exécute est celui qui sait où le geste coince.
Notre rôle est de cadrer, de faire émerger, d'arbitrer et de mettre en forme. Le contenu vient de la maison. Quand le sujet le permet, nous faisons entrer des clients dans l'atelier, parce qu'un service conçu sans eux se teste toujours trop tard.
Nous intervenons dans tous les secteurs, avec une pratique plus dense en hôtellerie et restauration et sur les domaines viticoles. Les marques qui nous font confiance sont présentées sur nos pages clients hospitality et food et clients PME. Lorsque le sujet dépasse l'expérience client et touche au pilotage marketing dans son ensemble, il rejoint notre offre de direction marketing externalisée, et notre accompagnement marketing et expérience client au sens large.
La mesure
Trois indicateurs déclaratifs, et une mesure qui ne l'est pas
Trois indicateurs suffisent, à condition de savoir lequel répond à quelle question. Les confondre est l'erreur la plus fréquente : un score de recommandation ne dit rien de la propreté d'une chambre, et un score de satisfaction ne dit rien de l'envie de parler de vous. Chaque étage de la pyramide a son indicateur.
Étage 1 · Le dû
CSAT
Customer Satisfaction Score
Mesure la satisfaction sur une interaction précise, juste après qu'elle a eu lieu. Il répond à une seule question : est-ce que le dû a été tenu, cette fois-ci, à cet endroit ? C'est l'indicateur du socle, et le seul qui se rattache directement à un standard opérationnel.
Étage 2 · La promesse
CES
Customer Effort Score
Mesure l'effort que le client a dû fournir pour obtenir ce qu'il voulait. Il répond à : est-ce que c'était simple ? C'est l'indicateur des engagements, parce qu'un engagement tenu mais coûteux à obtenir pour le client n'est pas tenu.
Étage 3 · Le souvenir
NPS
Net Promoter Score
Mesure la propension à recommander. Il répond à : est-ce que cela se raconte ? C'est l'indicateur du sommet. Le regarder avant d'avoir stabilisé les deux autres ne renseigne sur rien d'actionnable.
La quatrième mesure, et la plus dérangeante
Le client mystère
Les trois indicateurs ci-dessus ont un défaut commun : ils sont déclaratifs. Ils mesurent ce que le client veut bien dire, à ceux qui répondent, et seulement après coup. Un client agacé ne remplit pas de questionnaire, il s'en va sans rien dire.
La visite mystère mesure autre chose : la conformité réelle au standard, observée sur place, par quelqu'un qui n'est pas attendu. Le délai d'accueil, le mot prononcé ou non, la question posée ou oubliée, l'état du lieu à l'heure où personne ne regarde. C'est la seule mesure qui vérifie que le socle tient vraiment, plutôt que d'enregistrer une impression.
Nous la construisons à partir de vos standards opérationnels, jamais à partir d'une grille générique. Un client mystère qui note ce qu'il ressent produit un avis de plus. Un client mystère qui vérifie point par point ce que vous avez écrit produit une preuve.
Ce que nous ne pouvons pas vous dire
Nous ne publions aucune étude propriétaire et nous ne vous comparerons pas à un panel national. Les grandes études de référence évaluent des marques sélectionnées sur leur notoriété, avec un seuil de cent répondants par marque. Votre établissement ne l'atteindra jamais, et aucune extrapolation honnête ne permet de combler cet écart.
Nous ne promettons pas non plus de gain chiffré. Personne ne peut établir sérieusement qu'un point de CSAT vaut un pourcentage de chiffre d'affaires dans votre cas particulier. Ce que nous engageons, c'est une mesure répétée dans le temps, sur vos parcours et vos moments de vérité, qui montre le mouvement ou son absence.
Ce que les indicateurs ne captent pas
L'émotion, et ce qui la déclenche
Un client ne retient pas une note, il retient un état. Nous relevons donc, le long du parcours, l'émotion attendue à chaque moment de vérité et celle réellement constatée. Une courbe plate n'est pas une bonne nouvelle : elle décrit un parcours correct et parfaitement oubliable.
L'émotion ne se décrète pas davantage que l'expérience. Elle se déclenche par des éléments matériels, et la plupart d'entre eux coûtent peu.
La vue
Lumière et température de lumière, propreté visible, cohérence des couleurs, visual merchandising, lisibilité de la signalétique.
L'ouïe
Niveau sonore, présence ou absence de musique, choix et volume, bruits de fond, acoustique de la salle.
L'odorat
Odeur à l'entrée, ventilation, remontées de cuisine, produits d'entretien, parfum d'ambiance quand il est assumé.
Le toucher
Matières, température de la pièce, confort de l'assise, poids et finition des objets que le client manipule.
Le goût
Ce qui est offert sans être facturé : l'eau, le café, la première gorgée, le geste qui accompagne l'attente.
Une sixième dimension échappe à cette liste, et elle ne se règle pas avec un interrupteur : les autres clients présents. La composition de la salle, le taux de remplissage et le comportement des uns modifient ce que vivent les autres. Cela se pilote en partie, par le plan de salle, les horaires d'ouverture et le choix des créneaux.
Ces éléments relèvent du marketing sensoriel. Ils se traitent avec le plan de service, parce qu'ils dépendent presque toujours d'un process en coulisses : qui allume, qui règle, qui contrôle, et à quelle heure.
Hospitality et restauration
Le marketing culinaire, quand l'émotion passe par l'assiette
En restauration, le cinquième sens cesse d'être un détail d'ambiance : il devient le produit. L'assiette est le point de contact le plus chargé émotionnellement de tout le parcours, et c'est aussi celui que l'on traite le plus souvent comme une affaire de cuisine seule, alors qu'il se joue autant en salle, sur la carte et dans le rythme du service.
Le marketing culinaire consiste à piloter cela volontairement, plutôt qu'à laisser le hasard décider de ce que le client racontera. Il ne s'agit pas de changer la cuisine, il s'agit de rendre lisible et mémorable ce qu'elle fait déjà.
La carte
Nom des plats, ordre de lecture, longueur des descriptions, présentation des prix. La carte est un outil de décision avant d'être une liste.
Le dressage
La première seconde se joue à l'œil, avant la première bouchée. Volume, contraste, netteté du contenant, cohérence avec la promesse affichée.
Le récit
Origine du produit, saison, nom du producteur, geste technique. Un plat raconté par la salle ne se goûte pas comme un plat posé sans un mot.
Le rythme
Température à l'arrivée, temps entre les plats, moment choisi pour revenir en table. L'attente mal placée efface le souvenir du goût.
Chacun de ces quatre leviers se traduit en standard opérationnel écrit, puis se vérifie en visite mystère. C'est ce qui distingue le marketing culinaire d'une intention de bien faire. Le détail des quatre leviers, la grille de conception d'un plat signature et notre méthode figurent sur la page marketing culinaire.
Le budget
Combien coûte une mission d'expérience client ?
Nous ne publions pas de tarif, et nous préférons dire pourquoi plutôt que de vous laisser deviner. Les situations sont trop hétérogènes pour qu'une fourchette veuille dire quelque chose. Un restaurant de vingt couverts et un groupe de six hôtels n'ont ni le même nombre de parcours, ni le même nombre de points de contact, ni le même besoin de présence sur le terrain. Une fourchette qui couvrirait les deux ne renseignerait ni l'un ni l'autre.
Sur devis
Chiffrage remis après le premier échange, gratuitement et sans engagement
Ce qui fait varier le devis, dans l'ordre d'importance que nous constatons :
- Le nombre de parcours à étudier
- Le nombre de points de contact et de canaux
- Le nombre de sites ou d'établissements
- La présence ou non de terrain, et sa durée
- L'existence ou non de données exploitables
- La durée du suivi après le diagnostic
Le premier échange de trente minutes est offert et sans engagement. Il sert à cadrer ces six points. À l'issue, vous savez ce que coûterait la mission, et nous vous disons si nous la jugeons prioritaire pour vous, ou pas encore.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Dix questions qui reviennent à chaque premier rendez-vous.
Qu'est-ce que l'expérience client, et en quoi diffère-t-elle du service client ?
L'expérience client est la perception qu'un client garde de l'ensemble de ses interactions avec une entreprise, avant, pendant et après l'achat. Le service client n'en est qu'une composante : il intervient quand quelque chose ne va pas. L'expérience client couvre tout le reste, y compris ce qui se passe quand tout va bien et que personne ne vous appelle.
Qu'est-ce que le customer experience management ?
Le customer experience management, ou management de l'expérience client, est le fait de piloter cette perception au lieu de la subir : identifier les parcours, repérer les moments qui comptent, poser des standards, prendre des engagements et les mesurer. La différence avec une démarche qualité classique tient au point de vue adopté, celui du client et non celui du processus interne.
Qu'est-ce qu'un plan de service, ou service blueprint ?
Un plan de service, ou service blueprint, est la représentation graphique d'un service. Il montre sur une même page le parcours vécu par le client, les points de contact humains et les interactions avec les machines, puis, sous une ligne de visibilité, les actions en coulisses et les process internes qui les rendent possibles. Son utilité tient en une phrase : un irritant côté client vient presque toujours d'un process que le client ne voit pas. Sans plan de service, on corrige le symptôme.
Qu'est-ce qu'un irritant, ou pain point, dans un parcours client ?
Un irritant, que l'on nomme aussi pain point, est un endroit précis du parcours où le client perd du temps, de l'énergie ou de la confiance. Il se distingue du moment de vérité, qui est un point de bascule pouvant très bien se passer : un irritant est toujours négatif et toujours localisable. On les relève dans les avis, les réclamations et auprès des équipes de terrain, puis on les rattache à l'étape exacte où ils se produisent.
Qu'est-ce que le modèle Tétraclasse ?
Le modèle Tétraclasse, proposé par Sylvie Llosa en 1997, classe les éléments d'un service selon deux effets mesurés séparément : leur contribution à la satisfaction quand ils sont bien réalisés, et leur contribution à l'insatisfaction quand ils sont ratés. Il en résulte quatre catégories : les basiques, qui ne se remarquent que lorsqu'ils manquent, les clés, qui pèsent fort des deux côtés, les plus, qui font la différence sans jamais être reprochés, et les secondaires, qui ne pèsent ni dans un sens ni dans l'autre. Son intérêt est de donner un ordre de traitement plutôt qu'une liste d'améliorations.
Pourquoi utiliser le référentiel de KPMG plutôt qu'un modèle maison ?
Parce qu'il est public, documenté, appliqué chaque année à 240 marques françaises, et qu'il ne nous appartient pas. Un modèle inventé par un cabinet ne se vérifie nulle part. Les six piliers de KPMG, eux, vous permettent de contrôler ce que nous vous disons. Notre travail n'est pas d'inventer une grille, il est de la traduire à l'échelle d'un établissement qui n'a ni direction de l'expérience client ni budget d'étude.
Mon entreprise est trop petite pour ce type de démarche, non ?
C'est l'inverse qui se vérifie sur le terrain. Une entreprise de vingt personnes n'a pas de silo entre le marketing, la vente et le service : elle a une équipe et une mémoire du client. C'est précisément ce que les grandes organisations tentent de reconstruire à grands frais. Ce qui vous manque n'est pas l'intégration, ce sont les standards écrits, la mesure et les engagements contrôlés.
Combien de temps avant de voir un effet ?
Nous ne donnons pas de délai chiffré, parce qu'il dépend de l'étage sur lequel vous avez du retard. Corriger un standard opérationnel produit un effet en quelques semaines et se mesure au CSAT. Installer des engagements tenus et les faire vivre relève de plusieurs mois. Ce que nous engageons, c'est une mesure répétée qui montre le mouvement, ou son absence.
Quelle est la différence entre l'expérience de marque et l'expérience client ?
L'expérience de marque est ce que votre marque promet et donne à ressentir : son territoire, son ton, son univers. L'expérience client est ce que le client vit réellement à chaque point de contact, et ce qu'il en retient. La première se construit en amont et se pilote par le discours, la seconde se constate en aval et se pilote par les standards, les engagements et la mesure. Ce qui compte est l'écart entre les deux : une promesse forte non tenue détruit plus de valeur qu'une promesse modeste tenue.
Faut-il commencer par le diagnostic, ou peut-on aller directement aux engagements ?
Il faut commencer par le diagnostic. Un engagement communiqué avant que le socle ne soit tenu attire l'attention sur l'endroit exact où l'établissement ne suit pas, et coûte plus cher qu'il ne rapporte. C'est la règle de séquence de notre modèle, et c'est le seul point sur lequel nous ne transigeons pas.
Premier échange offert · 30 min · sans engagement
Commençons par regarder ce que vivent vos clients
Trente minutes, en visio ou chez vous. Nous reconstituons ensemble un parcours, nous identifions deux ou trois moments de vérité, et nous regardons ce qui s'y passe aujourd'hui. Vous repartez avec cette lecture, que vous travailliez ensuite avec nous ou non.
Réserver un créneau →Email
Téléphone
Adresse
2 place du Château Vieux
64100 BayonneHoraires
Lun–Ven : 08:00–20:00
Sam & Dim : ferméNous intervenons partout en France, sur site ou à distance. Dernière mise à jour : 31 juillet 2026.
Conseil marketing et expérience client
Parcours client et fidélisation
Direction marketing externalisée
Marketing digital
Création de site internet à Pau
Hôtellerie & restauration / Domaines viticoles
Marketing hôtellerie et restauration
Marketing des domaines viticoles
Être trouvé dans Google, Maps et Bing
SEO par ville
Être cité par les IA
L’agence
ARETA
2 place du Château Vieux, 64100 Bayonne
Lundi au vendredi, 8h-20h
